Alimentation bébé

L’alimentation des bébés

 

De la naissance à la diversification

Dans notre société qui évolue, les avis des pédiatres,62c21cea0c4bfb7d0e043bf51024a43d--homemade-baby-foods-food-security médecins, ou encore nos propres recherches sur internet divergent sur l’alimentation des tout-petits. Il y a quelques années, le lait était préconisé pour être l’alimentation exclusive jusqu’à 6 mois. Et aujourd’hui ?

Jusqu’à 4 mois, bébé doit exclusivement être nourri avec du lait : allaitement maternel ou laits infantiles répondent aux besoins de bébé. Il est inutile de débuter la diversification alimentaire avant 4 mois, cela ne présente aucun intérêt nutritionnel pour le bébé et le risque d’allergie alimentaire ultérieur est majoré.

Les conseils de votre pédiatre doivent être pris en compte en priorité.

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  De l’allaitement maternel au biberon

Le lait maternel est parfaitement adapté aux besoins et au développement de bébé et favorise sa bonne santé. Il évolue constamment selon les besoins de l’enfant pour s’adapter à sa croissance, réduit les risques d’infections et contribue à la prévention des allergies. Cependant la reprise du travail n’est pas loin et bébé est accueilli en crèche… Vous souhaitez proposer à bébé des biberons de votre lait maternel. Est-ce possible ?

Allaitement et biberon de lait maternel

Le projet du multi-accueil « Les coccinelles » cherche à concilier au mieux les besoins de l’enfant, les demandes de ses parents et les contraintes de la collectivité. L’équipe s’engage à vous soutenir dans votre projet d’allaitement ou de biberons de laits maternels. Lors de l’adaptation, il est important d’échanger sur vos attentes et sur les possibilités de la crèche. Si chacun respecte son engagement, tout peut être possible !

Comment conserver et réchauffer un biberon de lait maternel ?

La conservation

Le biberon contenant du lait maternel doit comporter le nom et le prénom de l’enfant ainsi que la date et l’heure du recueil. Il peut être conservé :

  • 4 heures à température ambiante entre le début du recueil et la fin de la consommation du biberon
  • 48 heures au réfrigérateur à partir du premier recueil : dans ce cas le biberon doit être immédiatement réfrigéré et la température du réfrigérateur ne doit pas être supérieure à 4°
  • 4 mois au congélateur

Le lait ne doit jamais être conservé dans un freezer et du lait décongelé ne doit pas être recongelé.

Que le lait soit conservé au réfrigérateur ou au congélateur, il doit impérativement être transporté du domicile jusqu’au lieu de consommation dans une glacière ou un sac isotherme équipé de pack de glace.

Nous conseillons également d’utiliser un récipient gradué et d’inscrire sur le biberon la dose qu’il contient.

Réchauffer le biberon

Le lait maternel n’étant pas homogénéisé, ses constituants se séparent. Il suffit de l’agiter avant consommation.

  • Lorsque le lait a été congelé, il peut être décongelé au réfrigérateur (durée moyenne 12h) et ainsi conservé 24h. Il peut également être décongelé et réchauffé au chauffe-biberon à très faible température (thermostat 1)
  • Le lait réfrigéré peut être réchauffé au chauffe-biberon

 Le lait maternel ne doit en aucun cas être réchauffé à température ambiante ou dans le micro-onde. Un biberon doit être sorti du réfrigérateur immédiatement avant son utilisation. Tout biberon sorti du réfrigérateur doit être utilisé dans un délai d’1 heure ; une fois réchauffé il doit être utilisé dans un délai de  30 minutes.

Les laits infantiles

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Les laits infantiles sont des préparations industrielles destinées spécifiquement aux enfants de la naissance à 3 ans. Sous forme de laits en poudre ou liquides prêts à l’emploi, les laits infantiles sont soumis à une règlementation rigoureuse qui garantit à l’enfant des qualités nutritionnelles et sanitaires. Il existe différents types de laits selon l’âge de l’enfant et selon ses spécificités. Dans tous les cas, demandez conseil à votre pédiatre…

 Laits 1ère âge

Ils conviennent aux enfants de 0 à 6 mois. Ils sont tous enrichis en fer, vitamines et acide linoléique. Selon les marques, le contenu en glucides et protéines peut  varier. Vous pouvez choisir un lait « relais allaitement maternel » si vous avez allaité.

Laits 2ème âge ou préparation de suite

Les laits 2ème âge conviennent à l’enfant de 6 à 12 mois. Ils sont destinés à bébé dès lors qu’il consomme un repas complet par jour sans lait. Ils s’adaptent à l’alimentation diversifiée en étant moins chargés en protéines, lipides et sel.

Laits 3ème âge ou laits de croissance

Ceux-ci conviennent à l’enfant de 1 à 3 ans. Ils permettent un apport suffisant en fer contrairement au lait de vache.

Les laits spécifiques : bébé a un problème, quel lait choisir ?

Laits hypoallergéniques

Le lait infantile est constitué à partir des protéines de lait de vache. Si bébé montre des signes d’allergie ou qu’il existe un terrain allergique dans votre famille, vous pouvez choisir un lait hypoallergénique qui permet de réduire le risque d’allergie.

Laits anti-reflux

Ils conviennent aux bébés qui souffrent de reflux gastro-œsophagien ou de régurgitations. Ces laits qui sont épaissis permettent de freiner les régurgitations.

Laits acidifiées

Ces laits sont préconisés pour éviter les diarrhées et faciliter la digestion, mais aussi si bébé présente des signes de coliques.

La conservation des laits

Liquide, le lait se conserve 48h au réfrigérateur (0-2°) après ouverture. En poudre, il se conserve entre 3 semaines et 1 mois, il suffit de consulter les indications sur la boite.

Il est important d’inscrire la date de l’ouverture sur une bouteille de lait liquide ou sur une boite de lait en poudre afin de savoir quelle est sa date de péremption.

Reconstituer le lait infantile en poudre

Une mesurette rase de lait en poudre correspond à 30 ml d’eau. Il est possible d’utiliser de l’eau du robinet si la qualité le permet ou de l’eau minérale convenant aux nourrissons.

Si bébé présente un souci de digestion, certaines eaux minérales peuvent être adaptées. Par exemple, l’Evian a tendance à constiper alors que vous pouvez utiliser les eaux Mont Roucous et Volvic contre la constipation (un petit peu d’Hépar en dernier recours). Votre pédiatre saura vous conseiller !

Introduire un nouveau lait : comment le proposer à bébé ?

Lorsque vous passez du lait 1ère âge au lait de suite, il est conseillé d’effectuer le changement en douceur. A son biberon habituel, vous pouvez remplacer une mesurette de lait par le nouveau. Ainsi un biberon de 180 ml sera composé de 5 mesurette de lait 1ère âge et d’une mesurette de lait 2ème âge. Pour les biberons suivants il suffit de remplacer progressivement le nombre de mesurettes par le nouveau lait.

Les autres laits

Le lait de vache

Le lait de vache n’est pas adapté à l’alimentation des tout-petits. Avant 1 an, il est déconseillé car inadapté aux besoins nutritionnels de l’enfant et facteur de risques de troubles digestifs.

A partir de 1 an, si vous choisissez de proposer à l’enfant du lait de vache plutôt que du lait de croissance,  il est primordial d’opter pour du lait entier.

           Cependant, il est fortement conseillé de proposer à votre enfant du lait infantile plutôt que du lait de vache jusqu’à l’âge de 3 ans. En effet, le lait infantile contient tous les nutriments nécessaires au développement de votre enfant contrairement au lait de vache moins adapté.

Les laits d’animaux (brebis, chèvre, ânesse…) et laits végétaux (soja…)

Ils ne sont pas adaptés à l’alimentation de bébé et fortement déconseillés. Les uns sont trop riches en protéines et pourraient carencer l’enfant en fer et en vitamines alors que d’autres sont trop gras.

En grandissant, bébé réclamera de moins en moins la nuit. Dès 4 mois s’il est toujours en demande d’un biberon, il est possible d’ajouter 1 à 2 cuillères de céréales infantiles 1ères âge dans le biberon du soir ; vous pouvez aussi augmenter la quantité de son biberon ou donner en complément des légumes et débuter la diversification !

La diversification alimentaire

Avant l’âge de 4 mois, la plupart des tout-petits ne sont pas prêts, sur le plan physiologique, à manger des aliments complémentaires :

  • Leur production de salive est insuffisante;
  • Ils n’ont pas assez d’enzymes pour digérer les aliments consommés;
  • Leurs reins ne peuvent tolérer de grande quantité de protéines;

De 4 mois à 1 an

Il est ainsi conseillé de débuter la diversification à partir de 4 mois. Cependant de 4 mois à 1 an, l’enfant doit avoir un apport minimum de 500 ml de lait et produits laitiers par jour.

Vous vous posez de nombreuses questions ? Consulter votre médecin ou le pédiatre : il saura vous conseiller.

Comment introduire et par quoi commencer?

Il est conseillé de commencer d’abord par l’introduction des légumes au repas de midi. L’introduction des aliments doit se faire progressivement : chaque enfant a son propre rythme.images

Les changements doivent se faire les uns après les autres, un seul aliment doit être introduit à la fois. Par exemple, si bébé ne connait ni la carotte ni la cuillère, il risque d’être surpris à la fois par la texture et l’objet qui constituent la cuillère et de plus par la carotte (son goût, son odeur, sa texture…). Vous pouvez dans les moments de jeux donner une cuillère à bébé pour qu’il la manipule, la découvre, la mette dans sa bouche… Ainsi le moment venu il sera moins surpris par cet objet.

Vous pouvez également introduire d’abord quelques cuillères de carottes dans le biberon de 12h pour que l’enfant s’habitue au goût, ce qui lui facilitera la découverte. Par la suite, la carotte est proposée à la petite cuillère. Les grimaces comme réaction de bébé peuvent signifier beaucoup de choses : la surprise de la nouveauté, la découverte de la texture et du goût, l’expression de ce qu’il aime ou n’aime pas… Bébé recrache et semble ne pas apprécier ? Inutile d’insister,  vous proposerez à nouveau la carotte dans quelques jours !

Petit à petit, il acceptera une cuillère, puis deux, puis un bol complet. S’il n’accepte vraiment pas un aliment, inutile d’insister, mais il doit lui être reproposé régulièrement.

L’alternance et la variété des légumes proposés permettent à votre enfant de mieux accepter un nouveau légume. Vous pouvez alors définir trois légumes à introduire en alternance : lundi se sera de la carotte, mardi des haricots verts et jeudi du potiron. Il suffit de répéter ce cycle plusieurs fois, sur une quinzaine de jours : vendredi de nouveau de la carotte, samedi des haricots verts etc…

Une fois les légumes introduits, vous pouvez introduire les fruits, sous forme de compote au goûter. La manière de procédé est la même !

           La viande, le poisson est l’œuf sont des aliments qui peuvent être mélangés aux légumes une fois ces derniers introduits. Toujours dans le respect du rythme de l’enfant, il est préférable de ne pas introduire un légume et une viande en même temps.

Que proposer ?

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Légumes cuits : Dès 4 mois révolus. Ils doivent être lavés et épluchés, cuits à la vapeur (meilleur préservation des vitamines) ou à l’eau et sans sel ni épices ajoutés. Ils peuvent être proposés à l’enfant sous forme de purée mixée ou de soupe. Les premiers légumes à introduire : carottes, épinard, courgettes, haricots verts ou haricots beurres, potiron, brocolis, blanc de poireaux, artichaut,  La quantité par jour variera de 130 grammes (vers 7 mois) à 200 grammes (11 mois). Il est conseillé d’éviter les légumes riches en fibres comme le vert de poireau, les salsifis…Ceux-ci peuvent être difficilement digérés, à vous d’observer les réactions de bébé. Par la suite vous pouvez introduire le choux fleur, choux romanesco, petits pois, aubergine, tomates, topinambour

Les légumes cuisinés maison se conservent 48h au réfrigérateur.

Les fruits cuits : Dès 4 mois ½ révolus, après l’introduction des légumes. Ils doivent être lavés, épluchés, cuits et mixés. Les premiers fruits à introduire : pomme, poire, banane, pêche, abricot, coing (à éviter en cas de constipation), pruneau (à éviter en cas de diarrhées). Vous pouvez ensuite introduire les fruits rouges et exotiques : fraise, framboise, cassis, ananas, mûres, mangue, figue, litcchi… La quantité par jour variera de 100 à 200 grammes, l’équivalent de 2 compotes dans la journée. Les fruits cuits maison se conservent 48h au réfrigérateur.

Les fruits crus : Lavés et épluchés, bien mûrs et écrasés : dès 8 mois, notamment la banane.  Vous pouvez dès 8-10 mois ajouter de petits morceaux fondants. De la même manière que les fruits cuits, vous pouvez tout donner à votre enfant ! Seule la pomme est encore déconseillée, il s’agit du seul fruit qui ne fond pas. Si vous l’introduisez crue, pensez à la râper très finement. Poire, abricot, pêche, nectarine, pastèque, melon, prune, mirabelle, orange, clémentine, cerise, pamplemousse…

La viande : Vers 5-6 mois, après l’introduction des légumes et des fruits. Elle doit être cuite, sans matière grasse ajoutée et mixée. Les premières viandes à introduire maigres et digestes : blanc de poulet ou de dinde, jambon blanc, steak ou rôti de bœuf et de veau. La quantité varie de 10 grammes minimum à  20 grammes maximum par jour (1 cuillères à café bombée)  Par la suite, filet de porc et gigot d’agneau peuvent être introduits. Il est conseillé d’éviter les abats et la charcuterie qui sont des viandes grasses. La viande cuisinée maison se conserve 24h au réfrigérateur.

Le poisson : Vers 5-6 mois, en alternance avec la viande, à raison de 2 fois par semaine. Il doit être cuit sans matière grasse et mixé. Les poissons blancs dont la saveur n’est pas trop prononcée sont les premiers à proposer à bébé, tels que sole, colin, cabillaud, limande… Vous pourrez ensuite proposer des poissons dont le goût est plus prononcé comme le saumon. Le poisson est proposé en alternance avec la viande et l’œuf, sa quantité ne dépasse donc pas 20 grammes par jour. Le poisson cuisiné maison se conserve 24h au réfrigérateur.

L’œuf : Il se révèle être un aliment banni de peur des allergies alimentaires. Or, plus tôt il est introduit, et plus vite votre enfant apprendra à le tolérer. L’important est de l’introduire en petite quantité et de manière progressive. Par exemple, en privilégiant d’abord l’œuf cuit ou cuisiné par exemple dans les gâteaux, puis de l’œuf dur.

Les céréales et féculents : Les céréales peuvent être ajoutés aux biberons dès 4 mois s’il contient du gluten. La pomme de terre peut être introduite dès le début de la diversification alimentaire, lorsque votre enfant a goûté d’autres légumes. Cuite à la vapeur, elle peut être ajoutée aux purées ou soupes de légumes car elle en adoucit le goût. Semoule de blé, riz, boulgour, pâtes fines, quinoa peuvent être proposés à partir de 8-10 mois. Vous pouvez également donner à bébé des quignons de pain dès 8-10 mois.

Le fromage : Il s’agit d’une excellente source de calcium. Dès 8 mous vous pouvez introduire les fromages au lait pasteurisé.

Les matières grasses : A partir de 8 mois. Préférez les matières grasses végétales riches en acides gras essentiels : huile de colza, de noix, d’olive, de tournesol ou beurre et crème fraiche pasteurisés, en petite quantité (1 cuillère à café est suffisante) et en fin de cuisson. Nous préconisons d’éviter les fritures…

Et les gâteaux et boissons sucrées? Inutile d’habituer bébé trop tôt au sucré…. Vous pouvez éventuellement donner un biscuit (produits spécifiques infantiles) à partir de 8 mois. Les sirops, sodas et jus de fruits ne sont pas indispensables et déconseillés : la meilleure des boissons est l’eau !

Mon bébé est prématuré 

L’introduction des aliments s’effectue de la même façon pour les enfants prématurés, mais il faut se baser sur l’âge corrigé de l’enfant, c’est-à-dire l’âge que l’enfant aurait eu s’il était né à terme. Cependant bébé peut montrer des signes qui nécessiteraient d’introduire les solides à son alimentation avant son âge repère

Il existe un terrain allergique, que dois-je éviter ?

Des membres de votre famille présentent des allergies, de l’asthme ou de l’eczéma : il s’agit d’un terrain qui d’après vous, peut favoriser les allergies alimentaires. Pourtant, plus rapidement est introduit un aliment, et plus vite le corps de votre enfant apprendra à le tolérer. Ainsi, la manière de procéder pour l’introduction des aliments est exactement la même. Il n’existe pas de restrictions alimentaires, même concernant les fruits exotiques, le poisson ou l’œuf ! L’important est d’introduire un aliment de manière progressive, en petite quantité croissante et de ne pas interrompre brusquement un aliment déjà introduit.

Une réaction de peu après l’introduction d’un aliment ne signifie pas nécessairement que votre enfant est allergique, alors pas de panique ! Il faut observer si les réactions se reproduisent et si un doute subsiste, votre médecin vous conseillera et vous pourrez éventuellement effectuer des tests cutanés.

Menu type 6-12 mois

Matin : Un biberon de 240 ml de lait de suite. La quantité peut être adaptée selon l’appétit de l’enfant. Dès 10 mois si votre enfant a des dents et qu’il manifeste encore de la faim, vous pouvez lui proposer un fruit, une compote ou un petit morceau de pain pour compléter le petit déjeuner.

Midi : Purée de légumes et féculents (210 grammes) + viande ou poisson (20 grammes) ou ¼ d’œuf dur + 1 produit laitier (fromage au lait pasteurisé, fromage blanc, yaourt au lait infantile) + Une compote de fruits ou fruit cru.

Il est possible de donner deux légumes différents pour varier les plaisirs : 100 grammes de carottes et 100 grammes de haricots verts par exemple. Ou bien 100 grammes de féculents (pâtes, riz, pomme de terre etc…) et 100 grammes de légumes.

Goûter : Un biberon de 210 ml de lait de suite + une compote (100 grammes) ou fruit cru. Dès 10 mois, vous pouvez ajouter un boudoir.

Soir : Plusieurs possibilités s’offrent à vous :

  • Un biberon de 210 ml de lait de suite dans lequel vous pouvez ajouter des céréales
  • Un biberon de 210 ml dans lequel vous incorporez de la soupe de légumes
  • Un biberon de 210 ml + une purée de légumes ou de la soupe

De 1 à 3 ans

 A partir de 1 an, la consommation de produits laitiers est toujours de 500 ml minimum par jour et ne doit pas dépasser 800 ml: trop de protéines n’est pas souhaitable pour la santé de votre enfant.

De plus, il est important de maintenir la consommation de fruits et légumes au moins trois fois par jour, jusqu’à cinq fois. Produits céréaliers, féculents ou légumes secs doivent faire partie du menu au moins deux fois par jour.

 Que proposer de nouveau ?

Les crudités peuvent être introduites dès 1 an, votre enfant commence alors à mastiquer et mange mieux les morceaux: tomate, concombre, avocat, salade verte, carottes râpées, betteraves…

 Les légumes cuits : Pensez à varier les plaisirs, vous pouvez  cuisiner du brocoli,  de la pulpe de tomate, de l’artichaut, aubergine, petit poids, céleris

Les légumes secs : Moins digestes, vous pouvez désormais les introduire dès 12 mois selon les réactions digestives de votre enfant : lentilles, poids cassés, haricots blancs… Ils sont à préparer d’abord en purée.

 Viande, poisson et œuf : La quantité de viande et poisson est désormais de 30 grammes, l’équivalent de 2 cuillères à café bombées. Vous pouvez donner l’équivalent d’1/2 œuf. N’oubliez pas la nouveauté comme les maquereaux, sardines

Le fromage et les yaourts: Produit laitier ne signifie pas seulement biberon de lait. Dès 1 an, vous pouvez proposer des yaourts, fromages blancs… Mais aussi toute sorte de fromages ! Votre enfant doit consommer au moins un produit laitier à chaque repas. Privilégiez les produits au lait infantile notamment pour les biberons et les yaourts.

 Les épices : Vous pouvez désormais parfumer vos plats de fines herbes : persil, ciboulette, cerfeuil, basilic ou thym hausseront le goût des plats. Le sel peut également être ajouté en petite quantité dans la cuisson, il n’est pas nécessaire d’en ajouter ensuite.

Menu type 1-3 ans

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Le matin au petit déjeuner :

  • Un apport en céréales
  • Un produit laitier : biberon de lait, yaourt…
  • Un apport en fruit : compote ou fruit ou jus de fruits sans sucre ajouté

Le repas de midi :

  • Crudité ou entrée chaude (40 grammes): carottes râpées, betteraves, soupe, part de quiche…
  • Un apport en protéines (30 grammes) : viande ou poisson ou œuf
  • Un apport en légumes (100 grammes) : haricots verts, purée de carotte…
  • Un apport en féculents (100 grammes) : pâtes, pomme de terre, semoule…
  • Un produit laitier : une portion de fromage ou un fromage blanc
  • Un apport en fruits (100 grammes) : compote, fruit cuit ou cru
  • Un apport en céréales : pain a grignoter, biscotte…

Le goûter :

  • Un apport en fruit : compote, fruit cuit ou cru, jus de fruits sans sucre ajouté
  • Un laitage : une portion de fromage, un yaourt, un biberon de lait
  • Un apport en céréales : un gâteau

Le soir au dîner :

  • Un apport en légumes (100 grammes) : haricots verts, purée de carotte…
  • Un apport en féculents (100 grammes) : pâtes, pomme de terre, semoule…
  • Un produit laitier: une portion de fromage, un fromage blanc, un biberon…
  • Un apport en fruits (100 grammes) : compote, fruit cuit ou cru

Si votre enfant a une un apport en protéines suffisant le 12h, il est fortement déconseillé de lui en redonner le soir.

Le temps du repas… Un temps d’apprentissage, de partage, de plaisir…

 Manger, c’est avant tout un moment de découverte. Votre enfant découvre de nouvelles saveurs, de nouvelles textures, des odeurs inconnues… En grandissant, il sera aussi confronté à différentes façons de cuisiner un même aliment. Et puis vous êtes là, pour partager avec lui ce moment : le repas, c’est aussi un temps de partage, de convivialité, de complicité entre vous et votre enfant. Par la suite, manger lui permettra de développer son autonomie, d’apprendre à faire seul et d’affirmer ses propres goûts.

Comment l’accompagner dans ce temps quotidien si important ?

 Ecoutez-le… Votre enfant saura vous signifier ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas, s’il a faim ou s’il n’en veut plus, si son plat est trop chaud ou si selon lui il n’a pas suffisamment d’attention…

Organisez votre emploi du temps pour être disponible quelque soit l’heure du repas. Pas suffisamment de temps le matin ? Avancer un peu l’heure du réveil ! En retard le soir, bébé ne sera pas couché à l’heure habituelle ? Préférez passer un peu plus de temps à table pour un moment agréable, ce n’est pas grave s’il est couché un tout petit peu plus tard que d’habitude…

Souvent, bébé prend son repas seul et les adultes mangent ensuite. Et pourquoi ne pas installer votre enfant à table avec vous ? Il apprendra que le temps du repas se partage en famille, observera votre façon de manger, les aliments dans votre assiette et leurs odeurs. Vous pouvez d’ailleurs lui donner un petit quignon de pain à grignoter. Dès lors qu’il grandit et commence à manger seul, prenez votre repas ensemble ! Il apprendra peu à peu à manger comme vous et l’envie en sera d’autant plus forte qu’il cherchera à faire « comme les grands. » Rester à table lui enseigne la patience,

Il ne finit jamais son assiette, ne veut pas manger, refuse catégoriquement les plats salés…

Un enfant qui ne termine pas son assiette occasionnellement, ce n’est pas grave. Certains ont un gros appétit, d’autres un plus petit. De plus  il sait se réguler non seulement à un repas mais aussi sur la journée : s’il manque trop à un repas, il mange moins au suivant. S’il ne finit jamais son assiette, peut-être celle-ci comporte t’elle trop de quantité ? Essayer de proposer de plus petites assiettes, cela l’encouragera à terminer son plat et le valorisera, car il sera content d’avoir tout mangé !

Un enfant ne peut pas se permettre de choisir de manger seulement les plats sucrés. S’il refuse son assiette de viande et légumes, ne cédez pas… Expliquer lui qu’il est important de manger de tout pour grandir, et que le dessert viendra après. S’il n’a pas faim pour son plat salé, alors il n’a pas faim pour le dessert !

 Mon enfant grandit, sa volonté d’autonomie aussi…

 Désormais, bébé est devenu grand… Il ne veut plus que vous lui donniez à manger et s’oppose à ce que vous l’aidiez. Il cherche à devenir autonome, à forger son propre caractère. Il s’agit d’une étape normale de son développement : laissez le faire ! C’est vrai, le contenu de son assiette termine pour moitié par terre et sur la table… La motricité de votre enfant doit encore s’affiner, il manipule difficilement la cuillère. Mais c’est en lui permettant de faire seul que ses gestes deviendront plus précis et d’ici quelques mois, il mangera parfaitement seul ! Installez-vous près de lui, encouragez-le, signifiez lui que s’il a besoin d’aide vous êtes près de lui… Ainsi il va prendre confiance en lui et devenir peu à peu autonome.

Vous pouvez lui proposez une cuillère pour qu’il mange seul et avec une seconde cuillère, vous parviendrez à l’aider plus facilement. Au début, il va surtout utiliser ses mains et ses doigts : montrez lui la cuillère, expliquez lui à quoi elle sert mais autorisez le à manger avec ses mains s’il y parvient mieux. Il est vrai que c’est plus salissant mais lorsqu’il sera prêt, il utilisera la cuillère !

 Ses goûts s’affirment…

Les goûts de votre enfant s’affirment progressivement. Désormais, il refuse certains légumes… Il s’agit d’une étape alimentaire parfaitement normale. Il cherche à construire ses propres préférences, il a le droit de décider de ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas. Il est important de ne pas le forcer : il faut « inciter mais pas insister ». Proposer lui régulièrement les aliments délaissés, en lui expliquant que s’il n’aime pas un jour, il peut aimer le jour suivant ! Vous ne l’avez pas cuisiné de la même façon, et il est interdit de dire « je n’aime pas.. » Sans avoir goûté au préalable.

Avant de manger, il faut cuisiner !

La préparation du repas demande du temps… Et si vous proposiez à votre petit bout de vous aider ? Ce temps de cuisine peut être un véritable moment de partage entre votre enfant et vous, qui d’ailleurs sera très éducatif pour lui. Il va découvrir et apprendre à reconnaitre les fruits et légumes, leurs odeurs et leurs couleurs. Il pourra les goûter cru et comparer la différence avec ce qui est déjà prêt dans son assiette.

En le faisant participer, vous le valorisez dans son désir d’autonomie. Il vous aide à faire « un truc d’adulte » et sera fier de dire à toute la famille au moment de manger ce qu’il a préparé… Cuisiner, c’est lui donner envie de manger en suscitant sa curiosité. Et puis qui sait, en le faisant participer, vous allez peut-être révéler une future vocation de cuisinier ?

Avec lui, vous pouvez aussi créer des assiettes rigolotes : creuser un puis au milieu de la purée pour y mettre la sauce de la viande ; dessiner une tête avec deux petites tomates pour les yeux et des haricots verts pour les cheveux, un petit peu de sauce pour le nez et la bouche et le tour est joué !

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